vendredi 14 mars 2008

son prénom
ramassé sur elle-même

son nom
mesure de chine
au déclin quotidien
utile pour donner de l’air
(se) risque

conforme a la vérité
le mal d’oreille
inspire le poète

crient les coeurs

crie le cœur
sexe terrier
amour de terroir
sang mécanique
n’oublie pas le beurre

leurre

elle avait un nom
c’est certain
mais tout ce que je sais
c’est qu’il était
11h22

la banquise

aller s’échouer a la banquise
ou oublier notre sécheresse évidente
et nous boirons jusqu'à plus soif
car tant que la vie nous appartiendra
nous ne pourrons la nier
(aujourd’hui je n’ai pas écrit)
l’amérique est une pute toute garnie
si oui
je suis allergique aux champignons

mercredi 5 décembre 2007

crever je sais
cadenassé dans mes mouvements
mes pulsations lovant la fatigue

j’apprends
pour vivre
les prétextes atroces
qui me compliquent les choses

le monde beau cinglant
et sa grande roue logique
délirante
mur vierge et informe
comme nos fondations traquées
à vivre…

le futur nous vole
faux-fuyant
noir de ténèbres
subtiles
et extrémistes

l’évènement
nécessaire au désastre
arrivé
tu auras tellement peur
tu auras tellement peur.

vendredi 9 novembre 2007

ta raison
véritable tue-l'amour
continue d'enchasser nos pas

samedi 27 octobre 2007

les premières hosties

sont subtiles


grognement d’orgies

de vieilles miettes

frustrées


absence motrice

notre croyance

nous épuise

jusqu’à l’abandon


le corps du christ amen


contestation impatiente

la religion

et son lyrisme

se boit

les yeux fermés


en une fatigue

les égarés s’y font prendre

par les sorcières

et autres

bêtes nées


la première goutte

qui rougit

sur nos front

est notre sang livré pour vous


la croix et l’orgue

cruels extrémistes

d’un temps édenté


l’haleine de l’athée

cisaille le cou

des féministes


l’insistance au fracas

dresse les ténèbres

sur la ville


éblousissant

ton cœur crie.


sa métaphysique

n’est plus abstraite

désormais…