vendredi 14 mars 2008
les amours parasites
le mur après l’heure
pratique courante
elle mène une vie
d’errance meurtrière
parfaite
elle donne des idées
de quoi choquer
l’union des corps
qui dure trop longtemps
au temps des amours parasites
s'emparer devient liaison
la banquise
ou oublier notre sécheresse évidente
et nous boirons jusqu'à plus soif
car tant que la vie nous appartiendra
nous ne pourrons la nier
(aujourd’hui je n’ai pas écrit)
l’amérique est une pute toute garnie
si oui
je suis allergique aux champignons
mercredi 5 décembre 2007
cadenassé dans mes mouvements
mes pulsations lovant la fatigue
j’apprends
pour vivre
les prétextes atroces
qui me compliquent les choses
le monde beau cinglant
et sa grande roue logique
délirante
mur vierge et informe
comme nos fondations traquées
à vivre…
le futur nous vole
faux-fuyant
noir de ténèbres
subtiles
et extrémistes
l’évènement
nécessaire au désastre
arrivé
tu auras tellement peur
tu auras tellement peur.
samedi 27 octobre 2007
les premières hosties
sont subtiles
grognement d’orgies
de vieilles miettes
frustrées
absence motrice
notre croyance
nous épuise
jusqu’à l’abandon
le corps du christ amen
contestation impatiente
la religion
et son lyrisme
se boit
les yeux fermés
en une fatigue
les égarés s’y font prendre
par les sorcières
et autres
bêtes nées
la première goutte
qui rougit
sur nos front
est notre sang livré pour vous
la croix et l’orgue
cruels extrémistes
d’un temps édenté
l’haleine de l’athée
cisaille le cou
des féministes
l’insistance au fracas
dresse les ténèbres
sur la ville
éblousissant
ton cœur crie.
sa métaphysique
n’est plus abstraite
désormais…
vendredi 26 octobre 2007
cris aveugles ou cris aux poings
la forêt nous enveloppe
lorsqu’on la taît
solidement désséchée
sa douleur s’estompe
peu à peu
nos gestes immobiles
entaillent
la beauté de ses cimetières
qui
souffrent trop
le vide
de nos mensonges
notre silence tiédit
nécessaire amibe
et fade moteur terroriste
de nos coeurs
montréal s’enchaîne
sous ses allures de métropole
elle devient de plus en plus collante
montréal est sado-maso
ne pas crier
surtout
ne pas crier
le roulement luisant du prix
nous arrache les paumes
désagrégation consciencieuse de nos êtres
l’intermédiaire à la machine ;
l’assomoir de la politique
nous dépaysent
notre mouvement effréné
conjure
notre intelligence
n’écoutes plus
cesses de délirer timidement
donnes-moi ta main
et dansons
avant que la musique s’arrête
jeudi 27 septembre 2007
comme ce qui en sort
les yeux sourds de douleurs
et les discours rompus par la menace
la rebellion d'étranglement
pointe le glaive vers la scène
la dernière arène moderne
les lions y sont depuis longtemps
et les moutons s'y font esclaves
mais qui donc leurs donnent à manger
serait-ce toi petit ouvrier
mercredi 26 septembre 2007
Les singes songent
leurs facéties leurs tremblements
nous tiennent.
rigueur elles perforent
comme si notre fatalité était chair
par les martyrs/par l'accélération des anges
maudits .bush.vers (l'An dernier
se sacre) et
hors du monde, l'enfant marche (toi?)
les corps le désespoir l'angoisse
derrière le mur la longue fleur pleut
des cendres en sang sur nos cadavres
si denses: les lieux
fêtent Dieu et crient les poings
jusqu'à ce qu'ils s'entendent
car le jour ou ils ont découvert le monde
je n'y étais pas et toi non plus
maintenant leurs tambours abondent
et la mémoire cours et crie frémissante
leur pardon n'en a pas l'air
mais il tuerait le premier venu
leur morale de sang sexe de rides
et jambes en l'air tuent, et ne voient plus clair
que lorsque leurs mots sont dits
et que le songe est au pouvoir
mercredi 19 septembre 2007
tu comprends tu
ca rentre
ca sort
y a
des gens
qui font
pareil
les médecins
savent
de quoi
je parle
j'ai jamais
compris
pourquoi
toi
tu
comprends
tu ?
jeudi 13 septembre 2007
pan-pan
l'inconnu
le pan-pan-pan
au bout du cul
fier-à-brasise
sur le temps tentant
au creux du nu
journaliste
mon coeur
et dis bien
la météo
mercredi 5 septembre 2007
leurs cous
et les rires jaunes
la poésie noire
et leur arme blanche
tes yeux bleus
et mon coeur rouge rouge
mardi 4 septembre 2007
pouvoir
controle
tout
ce que tu dis
ce que tu fais
la job que tu vas avoir
quand tu dis
que tu seras
monsieur
gna-gna-gna...
quand tu parles à tes amis
que tu leur dis
tes trucs
c'est le pouvoir
qui parle
quand tu respires
aussi
quand tu jouis
quand tu chantes
le pouvoir
t'anime
samedi 1 septembre 2007
Fou mais libre
la poche
et bloque
l'oeil
empêche de voir
que
la méchanceté est à la mode
ça sent
le sang
et
les mots truqués
la poésie est morte,
vive la poésie
nous sommes peut-être fous,
mais libre
dimanche 19 août 2007
Une à unes
de
l'abîme
celle
entre
la bête
et
le surhomme
assiégée
par
notre propre masse
se ballote
sous nos têtes
sacrifiant
une à unes
nos libertés
démolissons
et
détruisons
nous voulons
plus de débris
les idées
seront plus grandes
quand rien ne dépassera nos pieds
sexes à gaz
pendez-vous
dans
les usines
faites l'amour
aux
machines
une à unes
elles finiront
par
vous éteindre