mercredi 5 décembre 2007
cadenassé dans mes mouvements
mes pulsations lovant la fatigue
j’apprends
pour vivre
les prétextes atroces
qui me compliquent les choses
le monde beau cinglant
et sa grande roue logique
délirante
mur vierge et informe
comme nos fondations traquées
à vivre…
le futur nous vole
faux-fuyant
noir de ténèbres
subtiles
et extrémistes
l’évènement
nécessaire au désastre
arrivé
tu auras tellement peur
tu auras tellement peur.
samedi 27 octobre 2007
les premières hosties
sont subtiles
grognement d’orgies
de vieilles miettes
frustrées
absence motrice
notre croyance
nous épuise
jusqu’à l’abandon
le corps du christ amen
contestation impatiente
la religion
et son lyrisme
se boit
les yeux fermés
en une fatigue
les égarés s’y font prendre
par les sorcières
et autres
bêtes nées
la première goutte
qui rougit
sur nos front
est notre sang livré pour vous
la croix et l’orgue
cruels extrémistes
d’un temps édenté
l’haleine de l’athée
cisaille le cou
des féministes
l’insistance au fracas
dresse les ténèbres
sur la ville
éblousissant
ton cœur crie.
sa métaphysique
n’est plus abstraite
désormais…
vendredi 26 octobre 2007
cris aveugles ou cris aux poings
la forêt nous enveloppe
lorsqu’on la taît
solidement désséchée
sa douleur s’estompe
peu à peu
nos gestes immobiles
entaillent
la beauté de ses cimetières
qui
souffrent trop
le vide
de nos mensonges
notre silence tiédit
nécessaire amibe
et fade moteur terroriste
de nos coeurs
montréal s’enchaîne
sous ses allures de métropole
elle devient de plus en plus collante
montréal est sado-maso
ne pas crier
surtout
ne pas crier
le roulement luisant du prix
nous arrache les paumes
désagrégation consciencieuse de nos êtres
l’intermédiaire à la machine ;
l’assomoir de la politique
nous dépaysent
notre mouvement effréné
conjure
notre intelligence
n’écoutes plus
cesses de délirer timidement
donnes-moi ta main
et dansons
avant que la musique s’arrête
jeudi 27 septembre 2007
comme ce qui en sort
les yeux sourds de douleurs
et les discours rompus par la menace
la rebellion d'étranglement
pointe le glaive vers la scène
la dernière arène moderne
les lions y sont depuis longtemps
et les moutons s'y font esclaves
mais qui donc leurs donnent à manger
serait-ce toi petit ouvrier
mercredi 26 septembre 2007
Les singes songent
leurs facéties leurs tremblements
nous tiennent.
rigueur elles perforent
comme si notre fatalité était chair
par les martyrs/par l'accélération des anges
maudits .bush.vers (l'An dernier
se sacre) et
hors du monde, l'enfant marche (toi?)
les corps le désespoir l'angoisse
derrière le mur la longue fleur pleut
des cendres en sang sur nos cadavres
si denses: les lieux
fêtent Dieu et crient les poings
jusqu'à ce qu'ils s'entendent
car le jour ou ils ont découvert le monde
je n'y étais pas et toi non plus
maintenant leurs tambours abondent
et la mémoire cours et crie frémissante
leur pardon n'en a pas l'air
mais il tuerait le premier venu
leur morale de sang sexe de rides
et jambes en l'air tuent, et ne voient plus clair
que lorsque leurs mots sont dits
et que le songe est au pouvoir